Dans le cadre dVISUEL RDVJ 2014e la manifestation “Rendez-vous aux jardins 2014” qui se déroulera les 30-31 mai et 1er juin, organisé par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Picardie, avec la collaboration de l’Association Régionale des Parcs et Jardins de Picardie, la Roseraie ouvrira gratuitement son parc au public :

  • Samedi 31 mai, de 11h à 16h
  • Dimanche 1 juin, de 11h à 17h

Des visites guidées du parc seront proposée par le propriétaire, François Lecomte-Vagniez et son épouse Christine, samedi et dimanche à 11h30 et à 15h00.

Le parc arboré offre des éléments architecturaux de type “rocaille” datant du début du siècle dernier : kiosque, grotte, serpentine,  ponts, bancs, ainsi que des arbres centenaires de différentes espèces telles que : févier d’Amérique, cèdre (datant de Napoléon 3), acacias, érable doré, tilleul, frênes, etc.

La Roseraie a été édifiée en 1866 par Bénoni Vagniez-Fiquet, ascendant direct de l’actuel propriétaire (6ème génération). Le parc a été mis en valeur au début 1900 par son fils Bénoni Vagniez-Renon, et sa petite fille Jeanne Vagniez, car la Roseraie a d’abord été louée à l’Etat comme gendarmerie jusqu’en 1886. Vers 1936, le parc a été entièrement réaménagé par André Bouctot et son épouse Marie-Louise Vagniez, qui possédaient également l’Hôtel particulier Bouctot-Vagniez, chef d’oeuvre de l’art nouveau, à Amiens. A l’époque, le parc de la Roseraie occupait une superficie supérieure à 5 hectares et 6 jardiniers étaient employés pour l’entretien quotidien. Le parc présentait des chemins en gravier, un labyrinthe autour du kiosque, une grande cascade et une serpentine longue de plus de 100 mètres. A côté du parc, les serres de la Roseraie (aujourd’hui disparues) occupaient une surface de prés d’un hectare et produisaient les fleurs décoratives, dont les fameuses roses… Le parc accueillait souvent les  enfants du village, grâce à la grande bienveillance de Mme Bouctot-Vagniez. Une collection de cartes postales du parc et de la maison, datant de 1903 à 1940, sera exposée pour cette manifestation.

Après le décès de Marie-Louise Vagniez en 1944, André Bouctot habite en ermite à la Roseraie et néglige totalement l’entretien du parc et de la maison jusqu’à sa mort en 1972. Il ne reste presque plus rien du superbe parc, la maison est aussi en piteux état.

A partir de 1975, Pierre Lecomte et son épouse Béatrice Vagniez entreprennent la restauration de la maison et du parc pour lui donner son apparence actuelle. Il faudra plus de 5 ans et beaucoup d’efforts pour que le parc retrouve tout son agrément, depuis 1980.

 

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