A l’occasion des journées européennes du patrimoine à Amiens, le parc de la Roseraie était ouvert au public, le dimanche 15 septembre 2013. Les visiteurs ont été  nombreux, à commencer par les habitants de Sains en Amiénois… “Nous passons tous les jours devant la Roseraie, nous n’avions jamais pu voir le parc, c’est vraiment très beau” déclare un de nos voisins.

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Un siècle en arrière… Photo : Jean-Pierre Chevalier

Pendant la matinée, une réunion costumée en tenue d’époque 1900 était organisée à 10h30 par Pierre Lepoêtre, historien et autour de plusieurs publications sur Sains-en-Amiénois. Nous étions une trentaine : garde champêtre, militaires, pompiers, femmes élégantes et notables, et même monsieur le curé ! Vers 11h30, une magnifique automobile s’engage dans la cour : c’est une rutilante Hotchkiss 1920, issue de la collection de M. C. Il est temps de prendre la pose…  

Toute la journée, les visiteurs se succèdent pour découvrir le parc : la grotte et son cours d’eau, le grand bassin, le petit pont, le kiosque et bien sûr, les arbres centenaires et le cadre fleuri du domaine de la Roseraie.

Nous avons eu de belles émotions, avec la visite de plusieurs personnes ayant connu Jean Vagniez et son épouse, Monique, ainsi que leurs enfants Béatrice, Edouard et Marie-France. L’un d’eux, Freddy P. était même le filleul de Jean (mon grand père, ndrl).

Monsieur P., entrepreneur en terrassement à la retraite, se souvient : “c’est moi qui ai défriché le parc, c’était la jungle ici ! Le bassin était presque enfoui sous la terre et on ne voyait plus les pavés”. Il faut rappeler que, lorsque Pierre Lecomte et son épouse, Béatrice Vagniez, rachètent la Roseraie en 1975, le parc est resté presque 30 ans à l’abandon, depuis le décès de Marie-Louise Bouctot-Vagniez en 1944. C’est Pierre Lecomte qui a rendu au parc tout son faste d’antan.

Maurice S., et plusieurs autres personnes, se souviennent qu’ils jouaient dans le parc lorsqu’ils étaient enfants. Quelques visiteurs connaissaient les trois frères Jean, André, Jacques Vagniez et leur sœur Marie-Térèse Herdhebaut. D’autres se rappellent d’André Bouctot “C’était un dur. Il se lavait dehors à l’eau froide, avec une bassine, été comme hiver. Il a vécu une tragique histoire d’amour, après la mort de sa femme, il ne s’en est jamais remis et a vécu en ermite jusqu’à sa mort, 28 ans plus tard”. La plupart des anciens de Sains se souviennent aussi d’Edouard Vagniez, notre oncle, qui a été maire du village pendant de nombreuses années. “Il vivait à 100 à l’heure et fourmillait d’idées ! C’est à lui que nous devons les terrains de tennis extérieurs, à Sains”. 

C’était donc une journée chargée d’images, d’émotion et de souvenir… Et la magie de la Roseraie opérait, sous un soleil radieux.

Merci à tous pour votre visite.

François et Christine L.

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